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 [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde

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quizas
Espoir
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Localisation : saint etienne

MessageSujet: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Mar 19 Juil - 19:56

évidemment a prendre avec humour !!! moi je me suis régalée !!! Very Happy

Ceci est toujours la chronique satirique et rugbystique
d'Ovale Masqué Smile A l'occasion de la Coupe du Monde de Rugby, l'équipe
de l'Immonde vous présente les 20 équipes engagées dans la compétition.
Les stars, les joueurs à surveiller, les bouchers, le staff... tout y
passe et bien sûr, tout est prétexte à remuer quelques clichés et à user
d'une bonne dose de mauvaise foi. Vous serez prévenus !


N°1

Présentation : le XV de France


La France est le plus grand pays du Monde. La richesse de son histoire,
de sa culture, et son rayonnement sur la planète est indiscutable.
Encore en 2011, David Guetta et Dominique Strauss-Kahn ont fièrement représenté la nation tricolore.


Sportivement, la puissance de la France n'a
d'égal que sa modestie : souvent auteurs des performances sportives les
plus incroyables de tous les temps, les français préfèrent généralement
laisser les trophées aux médiocres et aux laborieux (à l'image de
l'Angleterre) ce qui les honore. Rugbystiquement, cela se vérifie à
chaque Coupe du Monde
: la France réalise toujours le meilleur match du Tournoi en ¼ ou en ½
finale, puis échoue à un ou deux matchs de la fin (souvent contre
l'Angleterre) préférant la gloire du perdant magnifique à la triste
jouissance de l'équipe qui l'emporte à l'issue d'une finale soporifique
sur le score de 12 à 9.

La France est également célèbre pour le French
Flair, ce qui consiste globalement à faire n'importe quoi pendant 80
minutes mais à avoir un éclair de génie de temps en temps. Passé de
mode, le dernier vestige du French Flair est probablement Cédric Heymans, l'homme qui trouve 7 touches directes par matchs, rate 3 réceptions de chandelles mais qui claque quand même un essai
d'anthologie pour être sûr de passer dans le zapping et en boucle sur
youtube.
Mais en 2011, ce sont surtout les coachs français qui incarnent le mieux
cette philosophie, puisqu'ils affectionnent particulièrement
sélectionner des joueurs blessés (ou valides, mais mauvais) pour les
faire jouer à des postes qu'ils ne connaissent pas. Une tactique
audacieuse qui n'a pas réellement porté ses fruits depuis 3 ans. Mais
attention, la France a toujours été un pays de visionnaires...

La star : Thierry Dusautoir

Tout le monde connaît la formidable histoire du
formidable Thierry Dusautoir, non retenu pour la Coupe du Monde 2007,
repêché suite à la blessure de Vermeulen, et se révélant à la face du
monde lors du ¼ de finale contre les All Blacks (29 plaquages, 1 essai et une trace de dents laissée sur la cuisse de Dan Carter).
Devenu capitaine en club et en sélection, le Black Destroyer a su
rester à ce niveau et a même quelque peu élargi sa palette ces derniers
temps. Il a donc désormais le privilège de faire partie de ces joueurs
qui ont toujours plus de la moyenne dans le Midi Olympique, même quand
ils sont en tribunes. Incontestable sur le terrain, Titi l'est un peu
moins dans son rôle de meneur d'homme, puisqu'il a eu le grand honneur
d'être à la tête d'une Équipe de France qui a pris quelques branlées
mémorables (Nouvelle Zélande, Argentine, Afrique du Sud, Australie...),
sans oublier cette fameuse défaite en Italie lors du Tournoi 2011, dont
on va nous parler pendant longtemps. Mais si ces 3 mois de préparation
étaient justement l'occasion pour Thierry de s'affirmer comme un vrai
meneur de vestiaire ? On le sait, souvent la solidarité et l'esprit
d'équipe peut mener plus loin qu'un plan de jeu bien défini, ce qui est
chance vu que la France n'en possède visiblement pas. Alors espérons que
notre capitaine saura s'inspirer des mots de Jésus Christ : « Vous
allez finir par vous aimer les uns les autres, bordel de merde ? ».

Ici, Titi dans ses œuvres face aux méchants anglais :



Le joueur à suivre : Maxime Mermoz

Un des chouchous du staff. Sélectionné pour la
première fois lors d'une tournée en Australie en 2008, alors qu'il avait
à peine disputé 10 matchs pour le Stade Toulousain
cette année là (et qu'il n'était pas retenu pour les phases finales qui
se disputaient au même moment), Maxime Mermoz bénéficie sans doute de
l'étiquette « Champion du Monde des -21 ans » qui fait toujours classe
sur un CV. Si Mermoz a par la suite explosé avec l'USAP (champion de France, joueur de l'année pour le Midol, etc) on peut classifier ses performances en Bleu en 3 catégories :


- les fois où il a été plutôt bon (France – Afrique du Sud 2009 à Toulouse)

- les fois où il a été plutôt ridicule (Afrique du Sud – France 2010 à Johanesburg)

- les fois où il s'est blessé au bout de 15 minutes, ou avant l'annonce de la compo (tout le reste)

Vous avez compris, avec 8 petites sélections et
aucun match mémorable, le N°12 perpignanais n'est pas vraiment une
référence internationale. Pourtant, en l'absence de Jauzion (on y
reviendra) il sera le seul véritable N°12 de l'Équipe, Damien Traille
étant plutôt considéré comme un N°101215 (d'ailleurs c'est le numéro
qu'il a tatoué derrière l'oreille). Sans doute aussi le seul joueur
réellement créatif des lignes arrières avec Trinh-Duc et éventuellement
Heymans, s'il est aligné à l'arrière. Capable de jouer dans les défenses
ou plus en finesse avec ses appuis, Mermoz se distingue par une
gestuelle et une technique individuelle très au dessus de la moyenne en
France (et donc égale à celle d'un jeune rugbyman néo-zélandais de 7
ans). Si il évite les pépins physiques et que le schéma de jeu lui
permet de s'exprimer, il pourrait être une des bonnes surprises de la
compétition.

Son seul coup d'éclat cette saison :



Le joueur à suivre à distance : Pascal Papé

Il faut croire que Marc Lièvremont n'aime pas les
forts caractères. Réputé pour ses bouchers, le rugby français
d'aujourd'hui s'est délesté de tous ses bad boys potentiels : Fritz,
Bastareaud, Dupuy, Privat, Mela, Elhorga... non, peut-être pas Elhorga
en fait. Reste l'immense (par sa taille, et aussi par sa connerie)
Pascal Papé, l'homme aux 17 cartons jaunes et 1 rouge en Top 14.
L'homme qui peut faire une faute dans un ruck même quand il est sur le
banc des remplaçants. L'homme qui a également été capitaine du XV de
France à deux reprises en 2007 : sûrement l'une des plus belles blagues
de Bernard Laporte. Recalé en 2007, Pascal participera bien au Mondial
cette fois. Avec l'envie de se mettre en valeur, sans doute... on attend
le duel face à Cudmore lors du match contre le Canada...

Le joueur qui suivra la Coupe du Monde depuis son canapé : Yannick Jauzion

Ah ça, la presse étrangère s'est bien foutue de
notre gueule. Yannick Jauzion, l'homme aux 73 sélections, qui a connu
déjà 2 Coupes du Monde et qui était encore il y a peu considéré comme le
meilleur centre du monde, n'a pas été retenu. Bon, ils peuvent se
moquer, mais les étrangers eux n'ont pas vu Papy Jauzion se traîner le
derrière comme un vieux tracteur Peugeot avec le Stade Toulousain tout
au long de la saison. Il faut bien l'avouer, Jauzy n'a pas été très
flamboyant cette année, encore moins avec les Bleus. Mais se priver
d'une valeur sure comme ça (ne serait-ce que sur le banc), est-ce bien
raisonnable ? D'autant plus qu'il s'est montré très à son avantage en
fin de saison. Malheureusement pour lui, l'annonce de la sélection se
faisait en plein mois de mai, avant les phases finales du Top 14...
Notons toutefois qu'il est possible que les blessures de certains
joueurs lui permette de revenir dans le groupe, et ainsi de nous obliger
à réécrire tout ce paragraphe. Merci pour nous, vraiment...

Le joueur au nom imprononçable :

Comme en 2007, l'Equipe de la Boucherie Ovalie
participera à un petit jeu très distrayant qui consiste à boire un shot à
chaque fois qu'un commentateur écorche le nom de Szarzewski ou
d'Harinordoquy. On devrait bien rigoler, encore une fois.

Le coach : Marc Lièvremont

Le coach le plus surréaliste du Mondial avec le
sud-africain Peter de Villiers (à ne pas confondre avec Pieter de
Villier, bien qu'ils semblent avoir la consommation de cocaine en
commun). Marc est arrivé en 2008 avec la volonté de révolutionner le
rugby mondial en proclamant le retour du French Flair. 124 joueurs
sélectionnés, 21 charnières et 32 paires de centres plus tard, Marc a
revu ses ambitions à la baisse et pense que les joueurs français sont
trop nuls, en partie à cause du Top 14. Il préfère donc axer le jeu de
l'équipe de France sur la mêlée et le jeu au pied, même si il sait bien
que ça ne servira peut être à rien lors de la Coupe du Monde. Le pire,
c'est que ça peut marcher quand même. Quoiqu'il arrive, on devrait bien
s'amuser avec Marc qui est toujours à l'aise en conférence de presse
quand il s'agit d'enfoncer ses joueurs.

Style de jeu :

Si on considère que l'absence de style est un
style à part entière... on peut se dire au moins qu'on est imprévisibles
et qu'on est capables de s'adapter à n'importe quel type d'adversaire.

Le scénario idéal :

Le XV de France passe tranquillement le premier
tour en étrillant le Japon, les Tonga et le Canada, puis en surprenant
ces abrutis de « chokers » Néo-Zélandais à domicile lors du second
match. La France se positionne comme un des favoris de la compétition.
Tout le monde s'attend donc à une élimination en ¼ contre l'Argentine.
Mais les Bleus s'imposent finalement avec la manière. Rebelote en
demi-finale où les Australiens sont broyés par la mêlée française. En
finale, les Bleus s'inclinent avec panache contre la Nouvelle-Zélande,
qui prend sa revanche et gagne « sa » Coupe du Monde, comme prévu, parce
qu'il faut pas déconner quand même. Comme à chaque belle défaite, les
joueurs défilent sur les Champs puis sont reçus à l'Elysée. Marc
Lièvremont entre à la DTN, Emile N'Tamack lui succède au poste
d'entraîneur et tout va bien dans le monde du rugby français.

Le scénario catastrophe :

Après avoir battu le Japon au terme d'un match
inaugural poussif (28-12) l'Equipe de France produit une performance
magnifique contre la Nouvelle-Zélande. Cédric Heymans marque un essai en
crochetant 15 joueurs le caméraman. François Trinh-Duc passe son drop
annuel. Thierry Dusautoir aligne 152 plaquages. Hélas, l'arbitrage
maison permet aux All Black de l'emporter sur le fil (28-25). Mais la
France, moquée par tous les observateurs avant le début de la
compétition, a gagné le respect du monde entier. Le French Flair est de
retour. La semaine suivante, des Bleus bouffis d'orgueil prennent de
hauts les Tonguiens, qui eux aussi les prennent de haut, mais surtout
sur les plaquages. Les îles Tonga l'emportent au terme d'un match
héroïque (18-16) et éliminent les Bleus dès les phases de poule. En
conférence de presse, Marc Lièvemont traite ses joueurs de grosses
baltringues puis démissione dans la foulée, avec dignité.

Le pronostic :

Les deux hypothèses du dessus restent plausibles.
Mais avouons-le, pas autant que celle d'une défaite en ¼ de finale
contre l'Angleterre, sous la pluie évidemment...

Bonus :

Le vrai faux blog de de Marc Lièvremont.

Crédits :

Ovale Masqué avec l'aimable participation de l'équipe de la Boucherie Ovalie. Merci à Capitaine

Si vous aussi vous avez peur de vous faire taper par Pascal Papé, aimez l'Immonde sur Facebook pour le drapeau. car ensemble nous pourrons nous défendre.


and N°2 dans la foulée ... Very Happy


Présentation : le XV des Tonga

Les Iles Tonga ou le Royaume des Tonga est un
État de Polynésie, dans l'océan Pacifique, situé à environ 650 km à
l'est des îles Fidji et comportant plus de 170 îles et îlots, répartis
en trois archipels principaux. Sa capitale est Nuku'alofa, « la patrie
de l’amour » en tongien, ce qui donne quand même bien envie d'emmenager
là-bas, car tout le monde a besoin d'amour.

Dans la vie, les Tongiens ont généralement trois
choix de carrière : devenir joueur de ukulélé, catcheur aux USA, ou
rugbyman néo-zélandais ou australien. Ceux qui ne sont pas assez bons
pour ça deviennent donc des rugbymen tongiens, ce qui est beaucoup moins
bien, puisqu'ils vont généralement tous jouer en France, et pire
encore, en ProD2.

Les Iles Tonga ont la flatteuse réputation d'être
la moins bonne des trois « petites » équipes du Pacifique, derrière les
Fidji et les Samoa. S'ils ont tous en commun une passion certaine pour
le destronchage, le pillonnage et le broyage d'os, les Tongiens eux ne
possèdent pas la virtuosité balle en main de leurs voisins. Du moins,
c'est ce qu'on dit. Il se pourrait bien que ce soit un gros cliché mais
avouez que c'est difficile à vérifier, sachant que les Tonga jouent
environ un match télévisé par an... En tout cas, au niveau des
résultats, cela se confirme : contrairement aux Fidjiens et aux Samoans,
jamais les Tongiens n'ont réussi à se qualifier pour les ¼ de finale de
la Coupe du Monde.
Et autant vous dire qu'au vu de la poule dans laquelle ils sont tombés
cette année, c'est peut être pas encore cette année que ça va arriver...

La star : Soane Tonga'uiha

Vous avez peut être découvert Tonga'uiha a
l'occasion de la belle campagne de Northampton en Heineken Cup cette
année. Mais l'homme qui porte le même nom qu'un ancien vainqueur de la
Nouvelle Star qui fait aujourd'hui la manche dans le métro avec Ovale
Masqué n'est pas un petit nouveau. Formé en Nouvelle-Zélande, il joue
pour les Blacks dans les sélections de jeunes, et remporte même le titre
de champion du monde des -19 ans (2001) et des -21 (2003). Il dispute
le championnat des provinces néo-zélandaises avec Auckland en 2004/2005
mais ne parvient pas à décrocher un contrat en Super 14. A défaut de
signer chez les Auckland Blues,
il se dirige donc vers l'Europe et les... Beckford Blues, en seconde
division anglaise. Après deux saisons, il est remarqué par Northampton
et découvre enfin l'élite et la H-Cup, en 2006/2007. Hélas, c'est cette
saison là que les Saints sont relégués... mais Soane reste fidèle au
club et s'impose comme titulaire, participant largement à la
résurrection du club qui fut champion d'Europe en 2000. Il est désormais
l'une des armes principales des Saints : sa puissance en mêlée fermée,
ses charges destructrices et sa grande mobilité ont fait de lui le
chouchou de Franklin's Garden. Il est d'ailleurs surnommé « Tiny » (tout
petit) par les supporters des Saints, qui prouvent là encore leur
grande maîtrise de l'ironie sachant que Tonga'uiha mesure 1m91 pour 130
kilos. A moins qu'ils ne fassent référence à autre chose, mais cela ne
nous regarde pas, et on ne veut pas avoir de problèmes avec ce
monsieur...

Ici, Soane dans ses oeuvres contre les pauvres Catalans.



Le joueur à suivre : Vungakoto Lilo

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Lilo
n'est pas le partenaire de double de Michael Stich. Vungakoto Lilo,
c'est 1m93, 97 kilos, capable d'évoluer à l'arrière, à l'aile, au centre
ou à l'ouverture. Puissant, rapide et incisif, il a fait le bonheur des
promus de Bègles Bordeaux avec la bagatelle de 18 essais en deux saisons (dont 13 en 2010/2011). Avant de le retrouver en Top 14
la saison prochaine, il va disputer sa seconde Coupe du Monde. Et après
ses récents exploits en Pacific Cup, on imagine qu'il devrait être en
forme...



Ou alors : Cooper Vuna.

Un autre joueur au parcours atypique. Né en
Nouvelle-Zélande, il débute par le rugby à XV, mais passe au XIII à
l'âge de 15 ans (vous suivez ?) en signant chez les New Zealand
Warriors. Mais c'est aux Newcastle Knights, en Australie, qu'il va
casser la barraque, puisqu'il plantera 35 essais en l'espace de 54
matchs entre 2007 et 2010. Pressenti pour jouer avec le XIII All Blacks,
il est recalé de justesse et dispute finalement le Mondial 2008 avec
les Tonga : 3 matchs, 3 essais. Vuna s'est récemment converti au XV et a
disputé sa première saison de Super Rugby avec les Melbourne Rebels, où
il a plutôt fait bonne impression, avec encore une fois des stats
honorables : 15 matchs joués, 4 essais mais aussi un carton jaune pour
nous rappeler qu'il est bien un vrai Tongien. Nous sommes donc en
présence d'un vrai finisseur, capable comme Lilo de jouer au centre, à
l'aile ou à l'arrière. Autre point notable, dans un effectif qui
comporte un nombre important de vieux débris (Finau Maka, Vaki,
Hola...), l'ami Cooper n'a que 23 ans. Ce Mondial sera peut être
l'occasion pour lui de se révéler s'il s'adapte définitivement au XV...

Ici, l'ami Cooper illustre ses qualités de vitesse et d'appuis à XIII.



Le joueur à suivre de loin : Epi Taïone

En principe, on pourrait citer tous les joueurs
de l'équipe. Mais si il y a bien un boucher qui se démarque dans le lot,
c'est Epi Taione. L'homme qui a connu 7 clubs en 6 ans possède certes
un talent certain, comme on avait pu le constater lors de la dernière
Coupe du Monde, où il fut le joueur tongien le plus en vue. Mais le
garçon est relativement instable. Suspendu pour avoir mordu un
adversaire lorsqu'il jouait à Sale, Epi est allé s'exiler au Japon
pendant deux ans. Surfant sur sa bonne prestation de la CDM 2007, il
s'engage avec d'autres Sharks, ceux de Durban. Mais il est à nouveau
suspendu 6 semaines pour un coup de boule sur un joueur des Hurricanes. Libéré par les Sharks, il s'engage aux Harlequins où il ne jouera quasiment pas. Rebelote au Racing Metro
où personne ne se souvient de son passage l'année dernière (8 matchs
disputés). Aujourd'hui aux London Welsh (seconde division anglaise) Epi
Taione a récemment plus brillé pour ses talents d'acteur que de
rugbyman. Ou plutôt de figurant, puisqu'il interprète un All Black dans
quelques plans du Invictus de Clint Eastwood. C'est sûr qu'avec toutes
ses suspensions, il avait du temps libre au moins...

Pour vous, un plaquage
tout à fait régulier de ce brave Epi sur Thomas Waldrom (ici avec Maori
Néo-Zélandais, mais qui jouera pour le XV de la Rose lors de la Coupe
du Monde, joies de la mondialisation).



Le joueur qui suivra la Coupe du Monde depuis son canapé:

Celui qui se fera suspendre 6 mois à l'issue des matchs de préparation. Probablement Epi Taïone, donc...

Le joueur au nom imprononçable :

Kelekolio Paino Hehea, Inoke Unga’anga Afeaki,
Tevita Hale Nai Tu’uhoko, Osaiasi Alu-moe-Lotu Filipine, Isileli
Matakaiongo Tupou... servez vous, il y en aura pour tout le monde.

Le coach : Isitolo Maka

Isitolo Maka n'a jamais représenté son pays natal
en sélection nationale, puisqu'il a préféré jouer pour les All Blacks à
4 reprises. Mais trop sympa, l'ancien Toulousain fait comme Michael
Jones avec les Samoa et revient vers ses origines en prenant la tête de
l'équipe des Tonga en 2010. Pour l'instant, on ne peut pas dire qu'il
enregistre des résultats foudroyants, .mais difficile de faire un bilan
avant la Coupe du Monde.

Style de jeu :

Rugby à XIII, à cause des deux expulsés par match.

Le scénario idéal :

Face à des All Blacks sous pression, les Tonga
réalisent un bon match d'ouverture et s'inclinent avec les honneurs. Une
performance qui va les booster pour le reste de la compétition : le
Canada est battu au terme d'un match rugueux, puis c'est au tour des
Japonais dans une partie plus ouverte avec beaucoup d'essais. Lors de
l'ultime match, les Tonga prennent le dessus sur des Bleus qui ont bien
compris que la seule façon pour eux de marquer les esprits dans cette
Coupe du Monde, c'était en se faisant éliminer au premier tour. En ¼ de
finale, les Tongiens éliminent les anglais, trop déçus de pas pouvoir
mettre une nouvelle branlée aux Bleus, avant de prendre 126 points en
demi-finale contre l'Australie puis 112 de plus contre les Springboks
lors du match de la troisième place.

Le scenario catastrophe :

A chaque Coupe du Monde, c'est la même chose. Les
Tonga tombent dans la poule des All Blacks et ils sont bien déterminés à
prouver leur valeur au pays qui leur pille une quinzaine de joueurs par
an. Ils avancent face aux Haka des Blacks avec leur propre danse
guerrière, le Kailao. Même pas peur, les gars. On en a des frissons, et
on se dit que ça va être un match tendu et serré. Puis comme d'hab, les
Blacks s'amusent, et ça se finit sur un bon gros 102 à 0.... 2011
n'échappera pas à la règle. Le match contre le Canada est comme prévu
une énorme boucherie. Les Tongiens l'emportent mais 11 joueurs sont
indisponibles pour la suite de la compétition, pour cause de blessures
graves ou de suspensions à vie. Face aux Japonais, ces petits hommes
étranges qui courent vite, pratiquement impossible à plaquer au dessous
des épaules, les Tongiens sont battus, comme lors des trois dernières
éditions de la Pacific Cup. Complètement démotivés pour le dernier match
contre la France, les îliens sont défaits par plus de 40 points et David Marty
se permet de marquer un essai sur une percée de 80 mètres.
L'humiliation est totale et le Roi des Tonga décide de mettre l'ensemble
de l'équipe en prison. Heureusement, les barreaux sont en bambou et
Tonga'uiha est capable de les casser avec ses dents.

Le pronostic :

Nos amis Tongiens devraient être motivés pour
disputer cette Coupe du Monde « presque à domicile » et décrocher deux
victoires contre le Canada et le Japon semble à leur portée, même si
sera sans doute loin d'être évident. En revanche, sauf séisme (au sens
propre, on sait que la Nouvelle-Zélande est sujette à risques ces
temps-ci...) une victoire contre les Blacks ou le XV de France paraît
hautement improbable. Mais impossible n'est pas français, on le sait
bien maintenant.


Dernière édition par quizas le Ven 22 Juil - 16:38, édité 1 fois
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Katy
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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Ven 22 Juil - 14:51

Merci Clara, j'me suis bien régalée avec cette chronique Razz
J'aime bien le site dément de la Boucherie-Ovalie ils sont dingues !

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Ven 22 Juil - 16:18

N ° 3

Présentation : Le XV du Canada

Couleurs : Rouge et noir (et un peu de blanc pour pas trop ressembler à Toulouse)
Emblème : la feuille d'érable.
Surnom : Canucks pour les uns, bûcherons sanguinaires pour les autres.
Ennemi juré : Les voisins ricains.
Hymne des supporteurs : "Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver."
Joueur mythique : Mike James, deuxième ligne inoxydable, alias le boucher de Vancouver.

Le Canada est un vaste pays situé entre l’océan Atlantique à l’Est, les Etats-Unis au Sud, l’océan Pacifique et les Etats-Unis (Alaska) à l’Ouest et l’océan Arctique au Nord. D’abord colonisé par les Français au XVIème siècle grâce à Jacques Cartier, le pays est ensuite conquis par les Britanniques au XVIIIème siècle. Le pays restera majoritairement anglophone même si une province reste francophone (ne vous cachez pas, je vous entends d’ici avec vos « con***** d’Anglais ! »). Au passage, n’hésitez pas à aller faire un tour chez nos cousins Québécois, vous y serez toujours bien reçus ! (et vous pourrez trouver les maillots de vos équipes favorites du Top14 en un peu moins cher, si si). Pour les gastronomes adeptes du cassoulet, vous pourrez vous remplir la panse avec un plat québécois tout aussi bourratif : la poutine. A base de frites, de fromage type cheddar et de sauce brune, ce plat vous ravira à coup sûr !

Côté sport, le Canada est d’avantage le pays du hockey sur glace, des courses de chiens de traîneau et du concours du bûcheron le plus fort, que du rugby. Il faut dire aussi que la quasi totalité du pays est recouverte de neige pendant un bon tiers de l’année, et que le rugby sur neige ne s’est pas encore développé (reste à voir si courir 80m dans la poudreuse avec des après-ski est beaucoup plus difficile que courir pieds nus 40m dans du sable).

Si chaque province possède son propre championnat, il existe également un championnat national beaucoup moins éprouvant que notre bon vieux Top14. Au Canada, point de doublons ni de surmenage. Les matchs (aller-retour) se déroulent sur trois mois, de mai à septembre selon les années.

Côté coupe du monde, le Canada, qualifié depuis août 2009, affrontera en poule les îles Tonga, le Japon, la France et la Nouvelle-Zélande. Le challenge ? Gagner au moins un match. Deuxième challenge parce que sinon c’est pas drôle ? Gagner avec seulement 8 joueurs pro dans l’équipe. Un exploit difficile à réaliser, mais les plus vieux d'entre nous se souviendront qu'en 1991, le Canada s'était qualifié pour les ¼ de finale de la Coupe du Monde après avoir battu les Fidji puis accroché l'équipe de France (19-13). Bon ok, cette année, la poule sera un peu plus musclée...

La Star : Jamie Cudmore

Après avoir vécu une enfance heureuse dans la banlieue de Winnipeg, ville réputée la plus froide du Canada, entre une mère aimante et un père grizzli, le petit Jamie va perfectionner ses armes rugbystiques en Nouvelle-Zélande tout d'abord, puis au Pays de Galles, avant d'atterrir à Grenoble en 2003... Oui je sais. Tout ça pour ça me direz vous? Et bien non car, comme vous le savez chers lecteurs et lectrices, il signe en 2005 à Clermont, le club qui ne gagne jamais rien. Sauf qu'en 2010 ils ont fini par le gagner, quand même. Et se faisant Cuddle Jamie (câlin Jamie en français) est devenu indispensable à son club de Clermont.
A 33 ans il va disputer sa deuxième coupe du monde. Et en tant que frère du X-Men Colossus, il est à parier que ce ne sera pas la dernière.

Ici, une vidéo collector avec un essai (!) marqué par Jamie, et plus habituel, un carton jaune reçu à l'occasion du match d'un H-Cup contre les Saracens.



Le joueur à suivre : Matt Evans

Ne loupez pas Matt Evans. De toute façon vous aurez du mal à ne pas le voir. A 23 ans, le futur ex-joueur des Newport Gwent Dragons joue à l’arrière principalement, mais aussi à l’aile, au centre et parfois à l’ouverture. Le Damien Traille du rugby Canadien en quelque sorte, sauf qu’il fait pas la lessive pour ses coéquipiers.

Le joueur à suivre de loin : Pat Riordan

Pas facile de choisir parmi ces 30 gaillards. Mais franchement, vous auriez envie d'aller mettre une mandale "pour voir" à un talonneur d'1m85 pour 106kg qui joue chez les BC Bears ?

Comme on a pas d'images de Pat Riordan, on vous passe une vidéo d'une bagarre générale contre la Géorgie. Peut être qu'il est dedans, on a pas vérifié.



Le joueur qui suivra la Coupe du Monde chez lui sur son canapé : Kevin Tkachuk

L’ex-capitaine canadien aux 45 seléctions, joueur des Glasgow Warriors, n’a pas été retenu par le sélectionneur. C’est vrai que sélectionner un joueur pro en plus ça aurait été dommage !

Le joueur qui va faire s’arracher les cheveux aux commentateurs : Daniel Tailliferre Hauman Van der Merwe.

A défaut d’avoir des joueurs d’origines Inuit aux noms imprononçables, Daniel Tailliferre Hauman fera l’affaire. D’autant plus que le joueur des Glasgow Warriors (décidément) risque d’être très souvent titularisé (d’ailleurs, ne manquez pas le match Japon – Canada, au moins la présentation des joueurs !).

Le coach :

Kieran Crowley. Ancien arrière des Blacks (enfin, titulaire à « un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ») vainqueur de la Coupe du Monde 1987, puis coach puis sélectionneur des -19 ans jusqu’en 2007 (où les Baby Blacks seront aussi sacrés champions du monde) Crowley n’est pas arrivé au Canada sans expérience. De là à réussir les mêmes perf’ avec les Canucks...

Scénario idéal :

Sortis victorieux de leur premier match contre les Tongas, les Canucks enchainent avec une victoire sur les Bleus puis sur le Japon. Profitant ensuite des bons conseils de Crowley, les Canadiens évitent la grosse taule qu’on leur avait promise contre les All Blacks. A la fin des matchs de poule ils finissent 2ème entre la Nouvelle-Zélande (1ère) et la France (3ème), accédant ainsi aux quarts de finale.

Scénario catastrophe :

Après s’être inclinés face aux Tongas (34-20) et de justesse face à la France (15-18, drop de Traille à la 80ème minute), le Canada relève la tête face au Japon. Du moins jusqu’à la 68ème minute ou rentre Hajime Kiso, surnommé « Septième Dan ». Le Japonais enchaine alors les « O Soto Gari », « Sumi Gaeshi » et autres « Ushiro Goshi ». 75ème minute, les Canadiens n’ont plus de remplaçant valide à faire rentrer. Victoire par ippon, 1000 points pour les Jap’ et fin de la Coupe pour l’équipe à la feuille d’érable.
Au pays, des milliers d’enfants tristes s’enferment dans leur chambre et sont au bord de la dépression. La FACEM entre en jeu.

Le pronostic :

Victorieux contre les Tongas et contre le Japon, le Canada s’inclinera toutefois face à la France et à la Nouvelle-Zélande. Il perdra même au jeu de « l’équipe qui prendra le plus de pions par la Nouvelle-Zélande », titre sûrement remporté par le Japon.
3ème ou 4ème de poule, les joueurs Canadiens pourront rentrer chez eux la tête haute.

Crédits :

Fourchette et Desman avec l'aimable participation de l'équipe de la Boucherie Ovalie. Merci à Capitaine pour le drapeau,
et à Ovale Masqué pour les vidéos de baston, sa grande passion.
Si vous aussi vous voulez un câlin de la part de Jamie Cudmore, aimez l'Immonde sur Facebook.

Dans la même poule :

Ca ne fait pas de mal, vous pouvez toujours relire La fiche du XV de France
Mais aussi celle des Iles Tonga.
A venir : Japon, Nouvelle-Zélande.
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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Ven 22 Juil - 16:30

Toujours aussi sympathique ^^

Citation :
A défaut d’avoir des joueurs d’origines Inuit aux noms imprononçables, Daniel Tailliferre Hauman fera l’affaire. D’autant plus que le joueur des Glasgow Warriors (décidément) risque d’être très souvent titularisé (d’ailleurs, ne manquez pas le match Japon – Canada, au moins la présentation des joueurs !).

Effectivement ça vaudra le coup d'écouter la compo Razz

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Ven 22 Juil - 18:31

RDV le 27 Septembre !!! Very Happy

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dsl pour le double poste Embarassed =S

N°4

Aujourd'hui, Ovale Masqué passe encore la main à un talentueux collaborateur de la Boucherie Ovalie, Vern Crotteur. Il est particulièrement légitime pour nous parler des All Blacks puisque Vern est un néo-zélandais, un vrai de vrai. Même si il écrit mieux le français que beaucoup de commentateurs de ce site (ça, c'était gratuit). Vern nous présente donc son pays, son équipe et ses chances de victoire, qui comme vous le savez sont grandes et annnoncent une probable défaite et une sévère dépression dans tous les pays.
Si vous aimez Vern, retrouvez ici l'intégrale de ses chroniques d'un Kiwi exilé en Ovalie.

Présentation : Le XV de Nouvelle-Zélande

«Petit pays de merde», si l'on s'en tient au factbook de la CIA, la Nouvelle-Zélande n'est plus à présenter lorsqu'il s'agit de rugby. Peuplée de 4,5 millions d'habitants – et de presque autant de moutons – cette nation du Pacifique-Sud s'est spécialisée dans l'exportation de laine, de gigots d'agneau ainsi que d'anciens All Blacks, d'ex-futurs All Blacks et de «jamais» All Blacks ... Favoris de chaque coupe du monde, les Néo-Zélandais semblent éprouver un malin plaisir à déjouer tous les pronostics, en mettant généralement des taules à toutes les équipes du Nord et du Sud dans les trois années qui précèdent la compétition, avant de s'écraser comme des bouses en 1/4, en 1/2, voire en finale. Spécialistes de l'éjection précoce à (presque) chaque édition, les Néo-Z le sont aussi en excuses bidons a posteriori…

En 1995, c'était Suzie, la fameuse serveuse sud-africaine (jamais retrouvée par la police de ce pays) qui avait été incriminée dans une vague d'intoxications gastro-intestinales, mieux connue sous le nom de grosse chiasse. À elle seule, Suzie avait réussi à incapaciter la moitié des forces vives des Blacks, c'est-à-dire essentiellement Jonah Lomu. Rebelote en 2007, lorsque le premier ministre néo-zélandais déclarait le pays officiellement sinistré, mettant notamment en cause l'arbitrage de l'Anglais Wayne Barnes lors de la défaite face à la France.Alors cette fois, c'est promis, les Blacks veulent aller jusqu'au bout. Les leçons du fiasco de 2007 ont été tirées, c'est en tout cas ce qu'a annoncé le coach. Sur le papier, c'est sûr, les Néo-Z ont des atouts à faire valoir. Mais ils joueront devant leur propre public et tout le monde sait que le plus grand ennemi des Blacks ce sont souvent la pression et les attentes démesurées de leurs supporters …

La star : Dan Carter

Difficile de faire un choix. Après tout, ce sont les Blacks, autant dire une pléthore de poster boys que leur sponsor (la marque aux trois bandes) préférerait sans doute exposer davantage aux flashs des photographes qu'aux placages de leurs adversaires, histoires de ne pas trop les abîmer. D’ailleurs, la feuille de match de l'équipe se lit un peu comme une sélection du XV de la galaxie. McCaw, Sonny Bill Williams, Carter et Jerome Kaino au rayon des beaux gosses, Brad Thorn, Kevin Mealamu dans la rubrique «chou fleur et autres légumes» … Mais comme il faut prendre une décision, optons pour le maître à jouer de cette équipe, l'ouvreur Dan Carter. Tout simplement, parce qu'avec Carter aux commandes, les Blacks semblent presque inarrêtables, enfin jusqu'à présent. Généralement présenté comme le «meilleur joueur du monde», parce qu'il fait gagner son équipe même quand il n'est pas sur le terrain (demandez donc aux Perpignanais), Carter a remporté six fois le Tri-nations, trois fois le Super 12 (ou 14), quatre fois le championnat des provinces néo-zélandaises, et même une fois le championnat de France (sur béquilles). Bref, il ne lui manque réellement qu'un seul titre majeur ... le trophée William Webb Ellis.

Ici, Dan s'amuse avec les pauvres gallois :



Le joueur à suivre : Sonny Bill Williams

Assurément, la star montante et annoncée, c'est Sonny Bill Williams, ex-toulonnais et intermittent des rings de boxe. Le jeune surdoué, né en 1985, présente un parcours original, à défaut d'être atypique, tout au moins dans l'hémisphère Sud. C'est en effet dans le championnat australien de rugby à XIII que Sonny (SBW pour les intimes) a fait ses armes, au sein du club des Canterbury Bulldogs (rien à voir avec les Crusaders du même nom). Recruté en 2008 par le RCT de Momo «le parano» Boudjelal, SBW profite de son congé sabbatique sur la côte d'azur pour mettre des raffuts dans la gueule à la plupart des centres du TOP 14. De retour en Nouvelle-Zélande en 2009, il ne lui faudra pas longtemps pour convaincre le coach des Blacks de le sélectionner. Avec son physique avantageux (1,93m pour 108 kilos), Sonny Bill fait figure d'épouvantail et ses capacités à résister aux placages et à faire jouer autour de lui comptent certainement parmi ses armes les plus dangereuses, abstraction faite d'une mèche de cheveux savamment travaillée au gel indestructible, capable de faire plus de dégâts que les fourchettes de David Attoub.

Sonny Bill dans ses oeuvres. Et c'était sa première saison en Super 15... :



Le joueur à suivre à distance : Brad Thorn

Chez les Blacks, il n'y a pas de gros méchants qui rentrent dans les regroupements à coup de casque ou qui mettent des tourtes par derrière, quand l'arbitre regarde ailleurs. Les collectionneurs de cartons, façon TOP 14, ce n'est pas dans le style de la maison. Un All Black célèbre, victime d'un carton rouge malheureux lors d'un match en Australie, se cachera d'ailleurs pendant plus de 20 ans en Tasmanie, avant de rentrer au pays. Pour autant, les Blacks ne sont pas des enfants de chœur. Pendant longtemps, ils ont été réputés pour leur excellente technique du stamping, ce geste qui consiste à essuyer énergiquement ses crampons sur les parties molles d'un adversaire au sol. Plus récemment, les stratégies d'intimidation se sont faites moins folklo et plus techniques. C'est donc tout naturellement que le regard se tourne vers Brad Thorn, lorsqu'il s'agit de nommer un joueur à ne pas trop caresser à rebrousse-poil. Taillé dans le même moule que Jamie Cudmore, le deuxième-ligne des Crusaders est tout aussi indestructible que le Canadien. A 36 ans, Thorn garde un enthousiasme juvénile pour les déblayages à l'épaule, à 30 cm du sol. Ce qui lui a d'ailleurs valu l'un de ses nombreux surnoms, «the rib-cracker», littéralement le briseur de côtes. Thorn fait partie des avants de devoir, une espèce en voie de disparition, pour qui le rugby consiste avant tout à faire mal à l'adversaire, mais dans les règles s'il vous plaît.

Pour vous, une petite vidéo de Brad Thorn qui apprend la vie à John Smit.



Le joueur qui suivra la Coupe du Monde depuis son canapé : Luke McAlister

Dans cette rubrique, on pourrait citer quelques gloires sur le retour, ou même des blessés plus ou moins illustres, mais – actualité oblige – nous avons opté pour celui qui a beaucoup fait parler de lui récemment … dans la gazette des tribunaux sportifs. J'ai nommé Luke McAlister, attendu à Toulouse très prochainement, enfin bientôt, enfin dans quelque temps, vers la fin de l'année, sauf complication. Ah, pauvre Luke ... La force n'est pas avec lui apparemment. Si son absence au sein des Blacks devrait être gérable pour les Néo-Z, elle pose en revanche un gros problème à la France, pour qui Luke avait été une arme essentielle lors la victoire en ¼ de finale en 2007. Rappelez-vous ! Le Black qui vendange un essai tout cuit en première mi-temps … c'était lui. Celui qui prend un carton jaune en deuxième, encore lui ! Enfin, celui qui oublie de tenter un drop, alors qu'il ne reste plus grand chose d'autre à faire ... bingo, toujours lui ! De là à voir une relation de cause à effet par rapport à son recrutement par les Toulousains, évidemment, nous n'irons pas jusque là, quoique … En tout cas, ce qui est sûr c'est que McAlister suivra bel et bien la coupe du monde depuis son canapé. La seule question en suspens, c'est de savoir si son canapé sera installé quelque part au bord de la Garonne, ou encore dans la banlieue d'Auckland.

Pour les toulousains, voici ce que peut encore faire Luke en N°10. On noterez que depuis 2007, il a appris à taper des drop. Tremble, Lionel Beauxis.



Le joueur qui va faire s’arracher les cheveux aux commentateurs : Isaia Toeava.

Vern est néo-zélandais, donc c'est facile pour lui. Mais essayez de dire 10 fois de suite Isaia Toeava, en allant de plus en plus vite, et vous devriez galérer. Sinon, c'est facile à prononcer mais Tony Woodcock a toujours un nom aussi rigolo. Si vous n'êtes pas anglophone, tapez Woodcock dans Google Images et n'oubliez pas de désactiver le filtre familial.

Le coach : Graham Henry

Gentil maître d'école, toujours égal à lui-même, Graham Henry est l'antithèse des coaches à la française. Avec lui, pas un mot plus haut que l'autre, pédagogie et exemplarité obligent. Contrairement à un Bernard Laporte, ou un Marc Lièvremont au lendemain d'une défaite à Flaminio, on n'est jamais dans l'affectif, rarement dans l'outrancier, mais toujours dans le sujet. Si les conférences de presse de Graham Henry dégagent à peu près autant de suspense que la bénédiction urbi et orbi de Benoît XVI, le coach des Blacks n'en est pas moins un technicien hors pair, dont le palmarès est éloquent. Partisan d'un jeu total, Graham Henry n'a jamais renié ses convictions rugbystiques, même lors des grandes occasions, quitte à perdre l'un ou l'autre match, et notamment un 1/4 de finale de coupe du monde en 2007. Bel esprit sportif avant tout, doté d'un fair play à toute épreuve, il se rendra même dans le vestiaire français à l'issue du match de Cardiff pour féliciter les Bleus. Graham Henry est à la tête des Blacks depuis 8 ans et 2011 pourrait être l'année de sa consécration mondiale ... ou de sa chute finale.

Le jeu :

Le jeu pratiqué par les Blacks est simple. Il s'agit de marquer le plus d'essais possibles en se faisant autant de passes que possible, le tout à une vitesse à la limite du possible et grâce à des changements d'appuis pratiquement impossibles. Magiques, spectaculaires, incroyables, imbattables, autant de qualificatifs auxquels on recourt souvent pour décrire la façon de jouer des Blacks. Et il est vrai que ce mélange entre la rudesse du jeu, héritée des fermiers européens arrivés au 19e siècle, et la créativité inspirée des maoris et polynésiens confère au rugby néo-zéalandais un caractère unique, qui lui vaut une place amplement méritée au panthéon du rugby mondial. Malgré tout ce que les Blacks ont apporté à ce sport, en termes de technicité, d'innovation et aussi de notoriété médiatique, ils n'ont cependant remporté qu'une seule fois la coupe du monde ... jusqu'à maintenant.

Scénario idéal :

Premier de leur poule en battant confortablement leurs adversaires, les Blacks montent progressivement en puissance dans les matches à élimination directe. Écartant d'abord les Pumas argentins, ils s'attaquent ensuite à des Springboks convalescents et maîtrisent parfaitement le jeu. En finale, ils se retrouvent face à leur grand voisin du nord. La botte magistrale d'un Dan Carter, combinée à la puissance destructrice de leur pack et la rapidité de leurs 3/4 leur permettent de faire la différence et de s'imposer haut la main, remportant enfin ce second titre mondial tant attendu depuis 1987.

Scénario catastrophe :

Pris dans un traquenard par des Français décidés à ne pas s'en laisser compter, les Blacks terminent deuxièmes de leur poule. Un match heurté contre les Tongas les prive en outre de leur ouvreur et maître à jouer, Dan Carter. En ¼, ils sont donc opposés à une équipe anglaise qui semble enfin s'être décidée à jouer sur plus de 15 mètres de large. À l’issue d'un match serré, Johny Wilkinson (entré en cours de match) crucifie les Blacks sur un drop énorme, passé des 50 mètres. Le pays sombre dans la déprime, l'économie plonge et les Blacks repartent pour quatre années de traversée du désert, dans l'attente d'un nouveau titre, de plus en plus hypothétique.

Pronostic :

Un sondage réalisé auprès de la population néo-z donne déjà quelques idées de la tournure possible des événements. Si une majorité de néo-zéalandais voient donc leur équipe en finale, ils ne sont que 40 % à penser que les Blacks l'emporteront …

Crédits :

Vern Crotteur avec l'aimable participation de l'équipe de la Boucherie Ovalie. Merci à Capitaine pour le drapeau,
et à Ovale Masqué pour les vidéos .
Si vous aussi vous ça vous déprime de penser que les All Blacks vont encore perdre en demi ou en finale, trouvez du reconfort sur la page Facebook de l'Immonde du Rugby.

Bonus :

L'analyse du très bon blog SudRugby sur la liste des 30 All Blacks pour le Tri Nations (qui différera sans doute peu de celle pour la Coupe du Monde).

Dans la même poule :

Ca ne fait pas de mal, vous pouvez toujours relire La fiche du XV de France
Mais aussi celle des Iles Tonga.
Ou encore celle du Canada
A venir : le Japon. Et après, on passe à la poule B, celle des futurs adversaires de l'Equipe de France... si elle passe le premier tour.

http://www.lerugbynistere.fr/chroniques/la-coupe-de-l-immonde-n4.php

ps:j'incorporerai les vidéos plus tard ...

PS: ET VOILA POUR LES VIDÉOS !!!


Dernière édition par quizas le Mar 2 Aoû - 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Mer 27 Juil - 20:10

Pas de soucis pour les vidéos Wink ni pour le double post, c'est arrangé

Purée ça balaaaance dur sur les NéoZ Razz Razz

J'adore :p

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Mar 2 Aoû - 16:37

Ps: les vidéos ont été ajoutées ... Wink

N°5

Pour la dernière équipe de la Poule A, c'est encore un brave collaborateur de la Boucherie, Capitaine, qui se charge de la fiche du Japon. Un pays qu'il connait bien, il tape d'ailleurs souvent les mots « Hentaï » et « bukkake » dans son moteur de recherche favori... mais c'est un autre sujet. Découvrons donc ensemble le XV du Soleil Levant, dont il faudra tout de même se méfier un peu...

Présentation : Le XV du Japon

Le pays du Soleil Levant est loin d'être ce que l'on croit dans le monde du rugby. On lui donne souvent la bannière de pays en recul et peu intéressé par le ballon ovale. Mais il n'en est rien! Les Samouraïs kiffent pas mal de rentrer dans le lard, même sans avion kamikaze finalement. 13ème au classement IRB (juste derrière l'Italie qui a battu la France pour mémo) et 6ème pays au nombre de licenciés (126.000, merci le site de l'IRB) le Japon est sans aucun doute un pays important du monde du rugby, d'autant plus qu'ils s'imposent définitivement comme la maison de retraite à la mode pour les stars australiennes et néo-zélandaises. Mais bon, ils continuent quand même à pas mal nous faire marrer sur les matchs internationaux et leur équipe nationale ne fait pas peur à Chabal. Enfin il s'en fout en fait maintenant...

Cela fait maintenant un siècle que ces aimables japonais jouent au rugby et ils ont pour le moment battu une seule équipe en Coupe du Monde : le Zimbabwe en 1991. Autant dire que ça compte pas. Un peu frustrés, ils ont décidé d'organiser leur tournoi des 5 nations asiatiques (Japon - Hong Kong - Corée du Sud - Kazakhstan - une équipe issue des pays du Golfe Persique) qu'ils gagnent chaque année depuis sa création en 2008. A noter qu'ils ont également remporté la Pacific Nations Cup cette année, en battant les Tonga et les Fidji. Une victoire à relativiser (les îliens évoluant en Europe étaient sur les rotules, et les compositions d'équipes largement mixtes) mais qui prouve tout de même que les japonais ne viendront pas en Nouvelle-Zélande pour gentiment se prendre des roustes.

La star : James Arlidge

D'origine néo-zélandaise, il joue à Newport. Il a passé quelques années à jouer au Japon, assez pour être sélectionné, dommage. Personne le connait, sauf les japonais qui jouent au rugby et les 3-4 supporters de Newport, vous savez ce club de niveau Fédérale 4 qui joue toujours la H-Cup alors qu'ils finissent 10ème de la ligue Celte tous les ans.

Le joueur à suivre : Yuji Matsubara

Parce que c'est le seul talonneur de l'équipe d'après Wikipedia (oui, on a les journalistes qu'on mérite à l'Immonde...). Alors quand on voit la poule qu'ils ont, on lui souhaite tous d'avoir un bon gros courage !

Le joueur à ne surtout pas suivre : Ryohei Yamanaka

Ce ne sera pas dur car il n'y sera pas. Mais il mérite ce titre. Ce dernier s'est vu ramasser deux ans de suspension pour un contrôle positif aux produits dopants. Jusque là rien de drôle me direz vous... Mais le produit en question est : une crème pour se faire pousser la moustache. Si c'est pas beau ça.

Le joueur à suivre, mais à distance : Luatangi Vatuvei

Juste parce qu'il fait 1m91 et 120kg et qu'avec un peu de chance c'est un nerveux. Je rappelle qu'ils joueront le Canada.

Le joueur qui suivra la Coupe du Monde depuis son canapé : Christian Loamanu

D'origine tongienne, évoluant au sein du RC Toulon, il a fait ses études au Japon, d'où sa présence dans cette fiche, sinon personne ne l'aurait deviné. C'est le type d'ailier qu'on surnomme le hummer : 1m88, 108kg. Le « Lomu japonais », remarqué lors de la Coupe du Monde 2007, aurait pu être la star de l'équipe nippone, fort de son statut de bon joueur (quand il est pas blessé) du Top 14. Malheureusement pour lui, c'est un junky qui fume de la weed, et comme on a pu le constater dans son urine, ben il a été banni de sa sélection. John Kirwan souhaitait son retour pour le Mondial 2011 mais hélas la fédération japonaise est comme Chuck Norris, elle ne pardonne pas.



Ou...

Daisuke Ohata

Connaissez-vous Daisuke Ohata ? A moins d'être un passionné de rugby acharné de statistiques, c'est peu probable. Vous apprendrez alors que Daisuke Ohata est le meilleur marqueur d'essais de tous les temps du rugby mondial. 69 essais en 58 sélections, c'est sûr, ça claque. Quand on sait qu'il en a mis la plupart contre la Thaïlande et Hong Kong, ça impressionne moins, mais bon... Derrière lui, David Campese et ses 64 essais ne pourra plus le rattraper. Le seul à pouvoir le battre, c'est Shane Williams, mais il est quand même assez loin avec « seulement » 55 essais. Quoiqu'il en soit, le record de Daisuke ne bougera plus, puisque les blessures l'ont contraint à prendre sa retraite en janvier dernier, à 35 ans.

Petit best of d'Ohata sur fond de musique traditionnelle japonaise.



Vous noterez qu'on n'a trouvé des vidéos que pour les absents du Mondial. Pas sûr que ce soit bon signe...

Le Staff : John Kirwan

Un japonais pur souche! Non on déconne, ici encore il s'agit d'un ancien international néo-Z, un ailier légendaire, champion du monde en 1987. Il est venu remplacer le frenchy « JPE, père de JBE », viré par la fédération japonaise. Pour l'anecdote, à l'époque, le vilain coquin a osé cumuler son poste de manager de l'Aviron Bayonnais et celui de sélectionneur du Japon, sans le dire à nos amis Samouraïs, pas cool hein ?

Le jeu :

Le jeu pratiqué par les japonais est relativement simple. Résister le plus possible devant avec des Tongiens, Samoans et Néo-Zélandais naturalisés et filer la balle aux vrais japonais, derrière, ceux qui courent très très vite. Une équipe qui a donc un style de jeu spectaculaire, même s'ils n'ont pas vraiment la dimension physique pour assurer 80 minutes. Ici, un exemple avec ce bien bel essai marqué contre le Pays de Galles à la Coupe du monde 2007.



Le scénario idéal :

Alors là c'est simple, le scénario idéal serait de battre le Canada. Alors bon, on imagine qu'avec un arbitre qui aime bien les sushis et des Canadiens qui digèrent pas ceux de la veille, ça peut le faire, non ?

Le scénario catastrophe :

Et pourtant le plus probable... se faire rétamer par toutes les équipes de la poule. Et puis prendre + de 100 points contre les Néo-Z. De toute façon c'est pas les français qui le feront. Pour rappel, la défaite record en Coupe du Monde appartient toujours à la Namibie, atomisée 142 à 0 par l'Australie en 2003. Et on sait qu'il y a une grande rivalité entre les Blacks et les Wallabies, donc...

Le pronostic :

On copie/colle le scénario catastrophe?

Crédits :

Capitaine avec l'aimable participation de l'équipe de la Boucherie Ovalie. Merci à Capitaine (encore ? quel homme) pour le drapeau,
et à Ovale Masqué pour les vidéos .
Si vous aussi vous savez comment on dit groupé pénétrant en japonais, venez nous aimer d'amour sur la page Facebook de l'Immonde du Rugby.

Dans la même poule :

Ca ne fait pas de mal, vous pouvez toujours relire La fiche du XV de France
Mais aussi celle des Iles Tonga.
Ou encore celle du Canada
Mais aussi encore la présentation des terribles All Blacks.
A venir : la poule B. Et on commencera avec nos meilleurs ennemis, les Pumas argentins. Et ce sera ce fainéant d'Ovale Masqué qui s'y collera, ce coup-ci...

http://www.lerugbynistere.fr/chroniques/la-coupe-de-l-immonde-n5.php
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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Dim 7 Aoû - 14:26

dsl pour le double post ... Embarassed

N°6

Comme une feinte de passe de David Marty ou un cadrage débordement de Yoann Huget sur un contrôleur de l'AFLD, Ovale Masqué vous a bien eu. Aujoud'hui, vous n'aurez pas sa fiche sur l'équipe d'Argentine. En fait il a perdu son brouillon dans le métro, excusez-le.

Mais on se fout pas de votre gueule puisqu'à la place, on vous offre donc celle de l'équipe d'Angleterre. On sait bien que sur le Rugbynistère vous détestez les anglais. On a donc tenu à confier l'écriture de cette fiche à quelqu'un qui les déteste aussi : Poteau Feu. Poteau Feu a en effet une histoire douloureuse avec la Perfide Albion, dont on ne dira rien ici par pudeur. Sachez en tout cas que si vous avez aimé cette présentation, vous pouvez lire le blog de Poteau Feu ou encore le suivre sur Twitter. Il est aussi, évidemment, un collaborateur régulier de la Boucherie Ovalie, dont vous connaissez l'adresse. Comment ça non ?

Présentation : Le XV de la Rose

L’Angleterre est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Du coup, selon ce qui les arrange, ils représentent tantôt le « Royaume Uni » (athlétisme), tantôt tout simplement l’Angleterre. Et au rugby, il se trouve qu’ils se débrouillent plutôt bien. C’est peut être en partie dû au fait que ce beau sport ait été inventé sur leur terres. Vous connaissez tous l’histoire, William Webb Ellis, en pleine partie de foot, ramasse le ballon à la main et va l’aplatir derrière la ligne adverse. L’histoire en fera une légende, mais avouez que sur le coup, il a davantage du passer pour un con. Toujours est-il que le sport s’est développé, a évolué durant les décennies voire les siècles qui suivirent, le XV de la Rose s’affirmant comme une équipe incontournable du circuit mondial. En Angleterre, très longtemps le rugby était un sport réservé aux élites et à la bourgeoisie. On pourrait résumer la situation par la fameuse phrase « Le football est un sport de gentlemen joué par des voyous alors que le rugby est un sport de voyous joué par des gentlemen ». Phrase que 90% des personnes jouant au rugby et qui veulent se la péter réutilisent à toutes les sauces, l’ayant rendue aussi plate qu’une chronique d’Alain Penaud. Alors pour mieux illustrer cette caractéristique du rugby anglais, citons plutôt l’excellent « Petit dictionnaire amoureux du rugby » de Daniel Herrero : « Quand on entend parler les rugbymen puis les footballeurs anglais, on comprend que les deux sports ne jouent pas le même rôle social… Will Carling était l’amant de la princesse Diana alors que David Beckham a épousé une Spice Girl… No comment ! ».

Le rugby est donc un pilier de la culture anglaise, de même que les piliers sont à la base de la culture rugbystique anglais. Classé quatrième meilleure nation au classement IRB, le XV de la Rose est donc la première nation de l’hémisphère nord. Finaliste de la dernière édition, c’est la seule équipe du nord à avoir remporté la Coupe du Monde (en 2003). Le jeu anglais, parlons-en. Très souvent basé sur un buteur performant, et un paquet d’avants invincibles, les anglais sont souvent critiqués pour leur jeu fermé mais qui n’est au final, qu’adapté aux misères des conditions atmosphériques de la région. On constate cependant un changement depuis plusieurs années. Sûrement aidé par l’ouverture du rugby, des championnats et des compétitions, les anglais ont su, par période, proposer un jeu plus ouvert et offensif. Mais s’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est le caractère de nos voisins d’outre manche. Prêt à mourir sur le pré pour l’honneur de l’Angleterre, les joueurs de la Rose, portés par les God Save The Queen ou les Swing Low Sweet Chariot de leurs fidèles et avinés supporters, sont réputés pour leur vaillance, leur courage et leur abnégation. Mais pas que. En effet, ennemis jurés des Français depuis la nuit des temps, les anglais trainent avec eux une réputation de tricheurs, de prétentieux et de chambreurs qu’ils assument avec leur arrogance si particulière.

Bref, l’Angleterre est à chaque compétition l’équipe à (a)battre. Et le point positif, c’est qu’on trouve au moins un objectif commun à toutes les équipes du monde, qui s’entre-encouragent avant de les affronter. Malheur aux nombreux qui échoueront encore et qui subiront l’humiliation ultime du « Sorry, good game » qui accompagne le sourire narquois d’un, par exemple, Chris Ashton victorieux.

La star : Jonny Wilkinson

Est-il encore nécessaire de présenter ce joueur ? Homme de tous les records (pénalités, drops, fractures et j’en passe), Jonny Wilkinson avec l’équipe d’Angleterre (81 sélections), c’est 6 essais, 149 transformations, 33 drops et 229 pénalités (1114 points). Oui, oui, vous avez bien lu ! Seulement 6 essais ! C’est autant que notre François le Français national. Sauf que notre frenchie n’a fait que 27 matchs avec les bleus lui ! Et quand on connait l’état de notre attaque depuis trois ans c’est autrement plus la classe.

Enfin toujours est-il que Johnny, dans son pays et dans le monde de l’Ovalie, c’est bien plus qu’une star. Il est connu et reconnu pour sa force mentale et sa précision au pied. Un peu comme Michalak quoi. Travailleur acharné, sportif de haut niveau exemplaire, il a su avec le temps préserver ses points forts et améliorer ses points faibles. C’est d’ailleurs ce même jeu au pied qui va le porter sur le toit du monde en 2003, en passant un drop libérateur dans les ultimes secondes de la finale, et du droit, s’il vous plait. La carrière du jeune Jonny est alors à son apogée. Elu sportif de l’année par l’IRB, il reçoit de la part de la reine l’ordre de l’Empire Britannique. Voilà qui devrait servir d’exemple à François Trinh Duc, qui rêve sans doute lui aussi de recevoir la légion d’honneur des mains de la ministre des sports, la séduisante Chantal Jouannot. Pour en revenir au sujet (de sa majesté), il va après cette consécration, enchaîner les blessures et les come back. A l’image de son équipe, il cale ses retours en grande forme au moment les plus importants, et plus particulièrement les matchs contre les français. Et après une année de haut niveau à Toulon, le prince anglais semble renouveler l’histoire et aura la lourde responsabilité de mener son équipe… vers un nouveau sacre.

Nul ne sait encore s'il sera titulaire puisque cette année correspond aussi à l'éclosion de Toby Flood, son élève pendant plusieurs années à Newcastle, et qui s'est imposé durant le dernier tournoi. Wilko devra briller dans son rôle de doublure pour redevenir l'acteur principal de cette nouvelle tragédie shakespearienne qui s'annonce en Nouvelle-Zélande. Mais quelle autre équipe peut prétendre avoir un remplaçant de ce niveau ? (Le premier qui répond David Skrela devra regarder cinq fois de suite la dernière finale du Top 14 sans pleurer).

Voici un beau best of de 9 minutes (soit la durée au lit d'Ovale Masqué) des plus beaux exploits de Jonny.


Le joueur à suivre : Ben Foden

Incontestable révélation du dernier tournoi, l’arrière de Northampton change aussi facilement d’appuis que de coupe de cheveux. Ses prestations de ces derniers mois ont aussi bien convaincues les spécialistes que les supportrices qui l’ont découvert à cette occasion. Imprévisible, vif, ce joueur est plus proche du type d’arrière de Cédric Heymans que de Damien Traille. Ce qui est un beau compliment. Il a amené son équipe de Northampton en finale de la dernière H-Cup où il aura été un des meilleurs joueurs sur le terrain, malgré la défaite anglaise. Sa complicité avec l’ailier Chris Ashton peut de plus s’avérer très intéressante. Mais saura-t-il affirmer son niveau malgré sa faible expérience où va-t-il, à l’image de son principal concurrent au poste Delon Armitage, peiner à confirmer après un début de carrière internationale tonitruant ?

Ici, Ben Foden s'amuse avec le Leinster et Brian O'Driscoll. On évitera de lui rappeler la seconde mi-temps du match, par contre..


Le joueur à suivre, mais pas de trop près : Courtney Lawes

Avec son physique de basketteur (parce qu’il fait plus de 2m et 110 kilos, pas parce qu’il est black hein), Courtney Lawes, a à peine 22 ans est un des grands espoirs du rugby anglais. Oui bon d’accord, un boucher qui s’appelle Courtney, c’est pas super crédible. Mais bon, c’est sûrement encore une vieille ruse des rosbeefs. Ils sont si perfides… Après nous avoir pris Jeanne d’Arc, voilà qu’ils engendrent un monstre qu’ils appellent « Courtney » et, sous leur regard amusé, ce dernier désosse nos joueurs les uns après les autres. La honte ultime. Demandez à Morgan Para. Finale du Challenge Européen 2009. Bourgoin (RIP…) VS Northampton (oui encore eux…). Il reste dix minutes à jouer et Courtney (remplaçant ce soir là) inflige au petit Morgan un tampon (à retardement) qui causera au demi de mêlée une disjonction accromio-claviculaire de l'épaule gauche. Parra a beau taper du poing sur la pelouse, la finale est perdue et il peut faire une croix sur la tournée d’été avec l’équipe de France. Quelles conséquences du côté anglais ? Rien. Pas même une citation. Par contre, Thomas Genevois, le troisième ligne berjallien qui avait eu le malheur de défendre son demi de mêlée a pris deux mois. Alors qu’est ce qu’on dit à un joueur qui en blesse un autre sur une faute et qui ne subit pas la moindre sanction ? Bah on dit respect… (Attention, ça ne marche que si vous avez des bons potes d’apéros à l’IRB… Bref... faut être anglais quoi)

Un bel échantillon de la palette de Courtney Lawes, monstrueux contre Castres en H-Cup cette saison.


Le joueur au nom imprononçable :

On regrettera ici l'absence de Richard Wigglesworth, véritable plaie sur le palais de Fabien Galthié. Pour le remplacer, on peut citer le jeune ailier de Gloucester Charlie Sharples, ce qui est assez dur à prononcer si on le répète dix fois de suite très très vite. Un joueur qui sera aussi à surveiller d'ailleurs, taillé sur le même modèle qu'Ollie Phillips : calvitie précoce et accélérations façon mobilette...

Le joueur qui suivra la Coupe du Monde depuis son canapé : Danny Cipriani :

Et ça l'arrange bien, soyons franc. Avec une bonne bière, quelques filles et deux trois copains... Elle est pas belle la vie ?

Le coach : Martin Johnson :

Lorsqu’il prend la tête de l’équipe en 2008 en remplacement de Ahston (Brian, pas Chris), Martin Johnson arrive avec un capital sympathie à peu près aussi élevé que celui de Chabal chez ceux qui ne connaissent rien au rugby. Capitaine de l’équipe victorieuse de la Coupe du Monde, meneur d’homme et guerrier émérite, il a tout pour réussir dans ses fonctions. Seulement voilà, pour son premier tournoi, son équipe s’incline contre les Gallois puis les Irlandais. Frustrant. L’humiliation n’a pas été jusqu’au point de s’incliner contre les Français mais quand même… Après la tournée dans l’hémisphère sud, le bilan de néo-coach est de 8 défaites en quatorze rencontres. La colère gronde dans les tabloïds (pourtant si modérés) britanniques.

Et ça ne s’arrange pas l’année suivante : après une belle victoire contre les Gallois et une beaucoup plus laborieuse face aux ritals, les Anglais s’inclinent face aux Irlandais, font un match nul face à de valeureux Ecossais et offrent le grand chelem aux Français lors du dernier match. Ca commence à faire beaucoup pour un seul homme. Critiqué pour son jeu de plus en plus pauvre (après 2003 on ne pensait pas que c’était possible), mais aussi sa capacité à faire jouer ses copains vieillissants, Martin Johnson est plus que sur la sellette.

Mais voilà, 2011 est l’année de la Coupe du mMnde. Et comme toutes les années de coupe du monde, on ne tsait tsait pas quelle mouche pique les anglais (ou avec quoi ils se piquent) mais ils débutent le tournoi en fanfare. Déployant un jeu séduisant, les anglais battent les Gallois puis écrasent les Italiens (pourtant très bons cette année là non ?). Grand favoris, les Anglais vont pourtant peiner à se débarrasser des Français, vont carrément ramer contre les Ecossais jusqu’à perdre le Grand Chelem face aux Irlandais lors du dernier match. Ils remportent tout de même les tournois et les bonnes performances entrevues permettent de regarder la prochaine échéance avec un peu plus d’optimisme que quelques mois plus tôt.

Style de jeu :

2009 : Les copains d’abord. Une pénalité = 3 points. Un drop = 3 points. 2010 : Les femmes et les enfants d’abord. Une pénalité ratée : 0 point. 2011 : Chris Ashton d’abord. Un essai = 5 points ? Bon à savoir.

Le scénario idéal :

Attention, ce scénario idéal est un point de vue très personnel…

Pour leur premier match face aux Argentins, les anglais tombent dans le piège. Wilkinson se fait une rupture des ligaments croisés du genou sur sa première tentative de drop (5ème minute). En face, Felipe Contepomi sort le même match que contre les Français en 2010 et marque les 2 seuls essais de son équipe. Il ajoute trois transformations, un drop et les cinqs pénalités consécutives aux fautes de Mike Tindall. L’argentine l’emporte 37-31, malgré le triplé habituel de Chris Ashton et les cartons jaunes d'Albacete, Roncero et Leguizamon. Complètement anéantis par cette première défaite, les Anglais peinent à battre les Géorgiens (victoire 54-12) avant de se reprendre légèrement contre la Roumanie (86-3). Vient le match décisif contre les voisins Ecossais. Cela commence très mal pour les Anglais : Chris Ashton se blesse à l’échauffement lors du touché après avoir traditionnellement fait un saut de l’ange pour célébrer son essai. Il se fait une entorse de la clavicule et est remplacé par Matt Banahan qui fait 12 en avant dans le match (record personnel). Toby Flood quant à lui craque complètement sous la pression et rate tout ce qu’il entreprend. De l’autre côté, Andy Murray (très à l’aise sur gazon) enchaîne les aces et les services volées. Les Ecossais l’emportent 6-2 / 6-4 / 7-5. L’Angleterre est éliminée de la compétition dès le premier tour.

Le scénario catastrophe :

Attention, ce scénario catastrophe est un point de vue très personnel…

Pour son premier match piège face aux Argentins, les anglais font jouer d’entrée Toby Flood ce qui leur a plutôt réussi depuis un an. Les Anglais déroulent face à des Argentins vieillissants. Vergallo ne fait pas le poids pour remplacer Pichot à la mêlée et répond inlassablement « Qué ? » à chaque fois qu’on lui dit quelque chose. Comble de la malchance, Hernandez a chaussé les mauvaises béquilles et glisse à chaque appui. Il ne peut pas déborder Tindall et même Contepomi se fout de sa gueule. L’Angleterre fait ensuite tourner son effectif, et Johnson envisage même d’appeler Sackey, pour rigoler. Mais ce dernier n’est même pas sur la liste et s’est de toute manière fracturé la main après avoir marché sur une de ses dreadlocks. Les Anglais battent les Géorgiens et les Roumains par plus de 60 points d’écarts et peuvent se concentrer pleinement sur le dernier match contre les Ecossais. Flood débute à nouveau le match, Ashton profite des ballades de Foden pour empiler les essais et les photos pour les unes de tabloid. Un juré de spécialistes est même dépêché derrière les poteaux adverses pour donner une note à chacun de ses plongeons victorieux. Les notes techniques sont très élevées mais Ashton est critiqué pour son manque de créativité artistique. Il obtient tout de même trois « Oui » et est qualifié pour la prochaine étape du concours. Le chardon écossais se révèle finalement aussi piquant que le visage imberbe de Morgan Parra et les anglais sortent donc premier de leur poule après une victoire 35-10.

Ils retrouvent donc leurs meilleurs ennemis frenchies en quart de finale. Le soleil est au rendez-vous et malgré leur défaite face aux Néo-Zélandais, les Français affichent une forme rassurante. Wilkinson est titularisé d’entrée pour assurer les points. Les Anglais ferment le jeu mais les Français débordent d’imagination. Le trio d’attaque toulousain Clerc/Médard/Heymans marque un doublé chacun. Seulement, avec le nouveau règlement de l’IRB adopté la veille, les essais français ne valent plus qu’un point. Wilkinson maintient son équipe dans la course grâce à deux drops. Il reste cinq minutes à jouer. Pour équilibrer la partie, l’arbitre distribue trois cartons jaunes (dont un à Papé qui n’est pas sur la feuille de match mais qui s’est gentiment porté volontaire pour accompagner ses camarades sur le banc des punis). Marc Lièvremont est en transe dans sa tribune et en vient même à se jeter du haut de cette dernière. Le match est arrêté quelques minutes le temps d’évacuer le corps et de ramasser les morceaux. Fabien Galthié a quant à lui sauté de sa place de commentateur pour le remplacer sous l’œil intrigué de Jo Maso qui finit par arrêter d’essayer de comprendre ce qu’il se passe pour se reconcentrer sur son beurrage de toast. Les Français sont complètement perdus sur le terrain et dans les ultimes secondes du match, Damien Traille passe un drop de cinquante mètres… contre son camp. Les Anglais l’emportent 9-6, ce qui fait bien marrer Sébastien Chabal.

Les Anglais retrouvent leurs amis Australiens en demie finale. Ces mêmes Australiens qui ont perdu Cooper et Genia le match précédent. Grâce au très bon match de Flood, les Anglais prennent le large et malgré un retour timide des Wallabies sur la fin du match, Wilko, tout juste rentré, scelle la victoire anglaise d’un drop de 40 mètre du droit. En finale, les Anglais retrouvent les Néo-Zélandais et… et ils perdent. C’est pas négociable. Non vraiment, désolé, mais même pour rigoler, l’idée d’une nouvelle victoire anglaise à la coupe du monde n'est pas tolérable.

Le pronostic :

Objectivement, tout va se jouer en quart contre les Français. S’ils passent ce tour, il leur faudra réaliser deux exploits consécutifs pour emporter le sacre final. Et vu la forme des Australiens et des Blacks, ça promet d'être très très compliqué...
Crédits :

Poteau Feu avec l'aimable participation de l'équipe de la Boucherie Ovalie. Merci à Capitaine pour le drapeau,
et à Ovale Masqué pour les vidéos .
Si vous aussi vous aussi vous trouvez que la seule bonne meuf qu'il y a en Angleterre c'est Lara Croft, venez nous aimer d'amour sur la page Facebook de l'Immonde du Rugby.


Dans la même série :

Le XV de France par Ovale Masqué
Les Iles Tonga par Ovale Masqué
Le Canada par Fourchette & Desman
Les All Blacks Par Vern Crotteur
Le Japon Par Capitaine
A venir : L'Argentine, lundi. Promis.
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Katy
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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Dim 7 Aoû - 14:51

Pas grave Wink

J'avais même pas vu-lu le N°5 Embarassed
D'ailleurs j'ai bcp rit Razz

Citation :
Ce ne sera pas dur car il n'y sera pas. Mais il mérite ce titre. Ce dernier s'est vu ramasser deux ans de suspension pour un contrôle positif aux produits dopants. Jusque là rien de drôle me direz vous... Mais le produit en question est : une crème pour se faire pousser la moustache. Si c'est pas beau ça.


Citation :
Pour rappel, la défaite record en Coupe du Monde appartient toujours à la Namibie, atomisée 142 à 0 par l'Australie en 2003.


OMG Shocked ça doit faire mal X)

---------------------------

Citation :
Vous connaissez tous l’histoire, William Webb Ellis, en pleine partie de foot, ramasse le ballon à la main et va l’aplatir derrière la ligne adverse. L’histoire en fera une légende, mais avouez que sur le coup, il a davantage du passer pour un con.


lol! c'est pas faux



Razz Mon passage préféré Razz :

[quote] Ils retrouvent donc leurs meilleurs ennemis frenchies en quart de finale. Le soleil est au rendez-vous et malgré leur défaite face aux Néo-Zélandais, les Français affichent une forme rassurante. Wilkinson est titularisé d’entrée pour assurer les points. Les Anglais ferment le jeu mais les Français débordent d’imagination. Le trio d’attaque toulousain Clerc/Médard/Heymans marque un doublé chacun. Seulement, avec le nouveau règlement de l’IRB adopté la veille, les essais français ne valent plus qu’un point. Wilkinson maintient son équipe dans la course grâce à deux drops. Il reste cinq minutes à jouer. Pour équilibrer la partie, l’arbitre distribue trois cartons jaunes (dont un à Papé qui n’est pas sur la feuille de match mais qui s’est gentiment porté volontaire pour accompagner ses camarades sur le banc des punis). Marc Lièvremont est en transe dans sa tribune et en vient même à se jeter du haut de cette dernière. Le match est arrêté quelques minutes le temps d’évacuer le corps et de ramasser les morceaux. Fabien Galthié a quant à lui sauté de sa place de commentateur pour le remplacer sous l’œil intrigué de Jo Maso qui finit par arrêter d’essayer de comprendre ce qu’il se passe pour se reconcentrer sur son beurrage de toast. Les Français sont complètement perdus sur le terrain et dans les ultimes secondes du match, Damien Traille passe un drop de cinquante mètres… contre son camp. Les Anglais l’emportent 9-6, ce qui fait bien marrer Sébastien Chabal. [/quote]

MERCI la miss Very Happy

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Lyne
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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Mar 9 Aoû - 17:10

Franchement je suis fan !!!
je suis tjs plié!!
j'adore leur vision des choses!!

Merci de nous le faire partager a chaque fois!!

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Jeu 20 Oct - 14:06

Pour cloturer la coupe du monde 2011, un dernier billet satirique (et quel billet XD)

****************************

Effroyable. Le XV de France est en finale face aux All Blacks. La pire équipe du Mondial va rencontrer la meilleure. C'était pourtant la finale rêvée pour tout un chacun en terre néo-zélandaise. A croire que le New Zealand Herald est anglais... ou gallois.
On a tous méchamment peur de ce que pourrait bien être cette finale et on risque tous de mourir de stress et d'excitation avant même le coup d'envoi. Rassurez-vous, Ovale Masqué notre super héros préféré, a franchi les limites temporelles en accélérant dans ses collants mauves, tel un départ de Lionel Nallet sur un pick-and-go. Il nous revient de loin, enfin pas tant que ça, juste 5-6 jours en fait. Et nous raconte ce qu'il a vu dans un état d'ébriété second... on a déchiffré pour vous...


7h

Arrivée du bus de la Nouvelle-Zélande dans l'enceinte de l'Eden Park. A l'intérieur du véhicule, les All Blacks au grand complet, à l'exception de Richie McCaw. Le héros de tout un peuple aurait-il été contraint de déclarer forfait après sa blessure au pied ?

7h05
C'est au tour du bus des Bleus d'arriver dans le stade. Finalement, Richie McCaw est bien là, accroché sur le toit du véhicule du XV de France. Le match n'a pas commencé et il est déjà dans le camp français.


8h00
Les alentours du stade se remplissent de noirs. Comme les croyants lors d'une apparition du Pape à Rome, les Néo-Zélandais se rassemblent pour aller au match. Les supporters gallois encore ivres de leur semaine de débauche pour oublier leur défaite, font un parfait parterre de maillots rouges. Juste assez confortable pour les chaussures des quelques téméraires Français à avoir acheté des places en pensant voir la France en finale. En réalité ils étaient 22, une équipe d'allumés de la banlieue de
Toulouse.

8h10
Ovale Masqué pénètre dans le stade. J'ai bien dit dans le stade. Les tribunes sont noires de monde et surtout noires des maillots des supporters. Seul un point rouge persiste avec une banderole « Alain Rolland, nous aurons ta peau. », visiblement ce n'est pas du goût des autorités, ils se font évacuer comme le pack australien : en reculant et sans résistance.


8h30
Échauffement dans les vestiaires du stade. Les All Blacks se défoulent en frappant des punching ball à l'effigie des joueurs du XV de France.


8h35
Echauffement dans les vestiaires du stade. Les Français se défoulent en frappant des punching ball à l'effigie des journalistes du Midi Olympique et de l'Equipe.


9h30
Guillem Guirado arrive en tribune, hot-dog et bière fraîche à la main. Il est serein. Ovale Masqué tente une interview mais le talonneur refuse tout contact et laisse échapper un « Chut, ma femme ne sait pas que je suis en vacances. »


9h35
C'est l'heure du toss.
Thierry Dusautoir et Richie McCaw rejoignent M. Joubert. L'arbitre sud-africain ne retrouve plus sa pièce de monnaie... « C'est ça que vous recherchez ? » lui lance McCaw. Le capitaine néo-zélandais vient de subtiliser son premier ballon de la finale. Dans sa tête, Dusautoir songe « Putain, il est fort ce con ».

9h40
C'est le point Califano du début du match. Christian Jeanpierre demande à l'homme de terrain de luxe de quelle couleur est la pelouse ce soir. « Verte ! » répond fièrement Cali, trop heureux d'avoir ses 5 secondes de temps de parole par retransmission. Merci Cali.


9h42
Les deux équipes entrent sur le terrain. Les Bleus sont hués et reçoivent toutes sortes de projectiles. Des associations de femmes de ménage en colère brandissent des portraits de DSK caricaturé en cochon. Des associations de supporters gallois brandissent des portraits de
Vincent Clerc caricaturé en danseuse de ballet. Des associations de supporters irlandais brandissent des portraits de Thierry Henry jouant au handball. Tout autour de la pelouse, les panneaux publicitaires de l'IRB affichent le slogan « The World in union... against France ».

9h43
Pascal Papé se dit qu'il va passer une très belle soirée.


9h45
Les All Blacks, eux, en profitent pour étrenner leur tout nouveau maillot concocté par Adidas, sur lequel figurent deux Coupes du Monde avec les dates de 1987 et 2011.


9h47
C'est l'heure du Haka. Au mépris de la règle interdisant d'approcher le All Blacks à moins de 15 mètres, les Bleus s'avancent vers les Néo-Zélandais, pleins de fierté. Piri Weepu commence à pleurnicher et demande à M. Joubert d'intervenir. Ce dernier contacte Bernard Lapasset dans son oreillette. Bernard Lapasset contacte le premier ministre néo-zélandais par téléphone. Le premier ministre néo-zélandais contacte à son tour Barack Obama qui affirme ne pas savoir ce qu'est la Nouvelle-Zélande et raccroche.


9h50
M. Joubert fait signe à Piri Weepu, toujours en train de bouder, de quand même mener son Haka. Les Blacks s'exécutent alors que les Bleus entonnent la Marseillaise, reprise par les 22 supporters français dans le stade, qui se font cracher dessus et latter à coups de fougères en plastique. Weepu finit son terrible tirage de langue à 5m de
Morgan Parra qui en guise d'affront, vomit son petit déjeuner : tartine de Nutella/jus d'orange. Ali Williams grimace comme si il avait envie de vomir lui aussi – comme d'habitude – sauf que cette fois, il le fait vraiment.

9h55
La pelouse de l'Eden Park doit être nettoyée avant le coup d'envoi. Pendant la pause publicitaire, Stephen Donald et Jean-Marc Doussain se chargent de faire le ménage. Ils en profitent pour s'échanger quelques bonnes adresses de criques à visiter sur les côtes.


10h00
Le coup d'envoi est donné par Morgan Parra qui botte directement en touche, le regard plein de défi. Les commentateurs néo-zélandais commencent à rire pendant que CJP annonce un « Ho la terrrrrible erreur, un ballon en touche comme ça c'est pénalité à l'adversaire! ».


10h02
La mêlée française enfonce les Blacks sur 5m mais la première ligne relève quand même à la demande de Pascal Papé, qui s'empresse de faire ses emplettes : frontale sur Brad Thorn et marmite à Mealamu. S'en suit une petite générale entre avants, à l'ancienne, qui voit la sortie sur carton jaune de Pascal Papé, acclamé en héros par notre équipe en tribune, et de Brad Thorn, qui aurait répondu au seconde ligne français.


10h05
Première chandelle française


10h07
Nouvelle chandelle française


10h11
Nouvelle chandelle française


10h15
Nouvelle chandelle française


10h35
Cory Jane vient de réceptionner 62 chandelles en l'espace de 35 minutes. Sur la 62ème, il retombe mal et se fracture les ligaments croisés. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye le nom de Cory Jane sur son petit calepin.


10h38
A la 38ème minute, les All Blacks obtiennent leur première pénalité en bonne position, après un hors-jeu de Pascal Papé, revenu sur le terrain. Des 40 mètres face aux perches, Piri Weepu envoie la balle entre les perches... du Carisbrook Stadium, à Dunedin. A la mi-temps, le score est donc de 0-0. En loge, Marc Lièvremont semble satisfait. Thierry Lacroix est aux anges alors que Christian Jeanpierre déclare « Je suis déçu de Pascal Papé, je le pensais plus intelligent ».


10h40
Denis Brogniart, depuis le plateau du Journal de la Coupe du Monde, prend l'antenne au milieu du tunnel de pub de la mi-temps. Il rappelle à tout le monde que Richie McCaw ne peut être pénalisé durant le match, puisqu'il possède le Totem d'Immunité. Pierre Berbizier, lui, rappelle que la France aurait du gagner la Coupe du Monde en 1995 et que tout ça c'est de la faute de Nelson Mandela et de Clint Eastwood. Denis lui dit qu'il voit pas le rapport. « Non mais j'avais juste envie de le dire », précise l'ancien entraîneur du XV de France. Silence gêné sur le plateau.


10h40
Guillem Guirado revient de la buvette, 2 bières et 2 hot-dogs à la main. Jean-Marc Doussain et Stephen Donald, eux, ont déjà quitté le stade : ils viennent de trouver un restaurant de fruits de mer très sympa sur la baie d'Auckland dans leurs Guide du Routard.


10h42
C'est l'heure du point Califano. Christian Jeanpierre lui demande si la pelouse est toujours verte. Réponse de l'ancien pilier toulousain : « Oui, avec quelques reflets roux à l'endroit où Ali Williams a dégueulé tout à l'heure ». Merci Cali.


10h43
Mike Philipps est surpris en train de quitter le stade en voiturette de golf conduite par Andy Powell, la Coupe Webb Ellis dans un sac Ikea. La sécurité le ramène calmement pendant que ce dernier réclame d'aller au MacDonald le plus proche.


10h50
Sur le live du Rugbynistère, Ovale Masqué a déjà atteint les 5 grammes, et préfère draguer des jeunes filles mineures plutôt que de commenter le match. Bref, un live comme un autre pour notre super héros préféré.


10h52
Dans les vestiaires,
Maxime Médard est sermonné par Marc Lièvremont pour avoir tenté UNE relance durant la partie. Médard lui affirme que la mi-temps venait d'être sifflée, et qu'il se rendait juste aux vestiaires avec le ballon dans les mains. « Bon, ça ira pour cette fois » lui lance le sélectionneur, indulgent.

10h55
Le match reprend, Cruden, botte directement en touche, sauf que lui ne l'a pas fait exprès. CJP n'a toujours pas compris et annonce une pénalité.


10H56
La mêlée ne bouge pas, alors Brad Thorn sort et assène une claque virile à Pascal Papé, qui s'effondre sans même en rajouter une seconde. L'arbitre est strict, c'est un carton rouge. Bravo Pascal. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye le nom de Brad Thorn sur son petit calepin.


11h
Aaron Cruden décide de quitter la pelouse. Habitué aux joutes du
Super 15, le jeune ouvreur néo-zélandais déclare « ne pas supporter toute cette violence » et annonce qu'il consacrera désormais sa carrière au Rugby à 7. Stephen Donald ayant déserté le banc des Blacks, c'est Piri Weepu qui passe à l'ouverture. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye le nom d'Aaron Cruden sur son petit calepin.

11h05
Andy Ellis, qui venait de rentrer sur le terrain, est séché par un
plaquage à retardement à la Courtey Lawes de la part d'Aurélien Rougerie. L'ensemble de l'équipe de Blacks se masse autour de M. Joubert, en lui demande de sortir le jaune. Mais l'arbitre sud-africain n'arrive pas à croire que Rougerie ait pu réussir un plaquage et décide de ne pas sanctionner. Ellis sort sur civière. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye le nom de Andy Ellis sur son petit calepin.

10h07
C'est l'heure du grand jeu concours TF1. La question du jour : « Qui a remporté la première
Coupe du Monde de Rugby ? Réponse A la Nouvelle-Zélande, Réponse B le Brésil ». Réfléchissez bien, précise Christian Jeanpierre.

11h10
Sur un ruck, Pascal Papé marche accidentellement sur le pied de Richie McCaw, pour la 7ème fois de la soirée. Le capitaine des All Blacks, déjà blessé avant le match, souffre intensément. Il décide de continuer le match à cloche-pied, comme le Chevalier Noir de Sacrée Graal. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye à moitié le nom de Richie McCaw sur son petit calepin.


11h20
Première prise d'intervalle du match !!
Maxime Mermoz intercepte la passe de Piri Weepu (destinée à lui-même, le joueur des Highlanders occupant désormais les postes de demi de mêlée et de demi d'ouverture en même temps) et file vers l'en-but. Malheureusement Richie McCaw le rattrape à la course (toujours à cloche pied) et place une cuillère sur le joueur usapiste à 5m de la ligne.

11h30
Richie McCaw, profitant toujours sa cape d'invisibilité glanée sur World or Warcraft, récupère un ballon en position de hors-jeu. L'arbitre siffle logiquement (?) une pénalité contre la France.


11h31
Les traits tirés et les yeux injectés de sang, Piri Weepu tente la pénalité. La balle ne fait pas 10 mètres et le demi de mêlée et ouvreur Black s'effondre sur la pelouse. Il est sorti sur civière. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye le nom de Piri Weepu sur son petit calepin.


11h35
Dans les tribunes, Graham Henry commence à faire la gueule. Ah non, c'est son expression habituelle...


11h40
Sonny Bill Williams fait son entrée sur le terrain. « Sonny B, c'est Sonny B, c'est Sonny B ! ATTENTION ! » s'exclame Christian Jeanpierre. Affuté comme jamais, le trois quart-centre fait son arrivée sur le terrain torse nu, par coquetterie. CJP, lui, change de caleçon.

11h42
Enorme coup de théâtre à l'Eden Park ! Alors que Sonny Bill Williams venait de percer sur 50m en réalisant 17 offloads pour lui-même, Mourad Boudjellal apparaît sur le bord du terrain, avec une grosse liasse de billets dans les mains. Alléché, Sonny Bill se lance à la poursuite du président toulonnais, qui s'éclipse dans les vestiaires. Il ne reviendra pas. Depuis sa loge, Marc Lièvremont raye le nom de Sonny Bill Williams sur son petit calepin.


11h50
Le match s'éternise à cause de nombreux arrêts de jeu et de nombreuses blessures. Les Bleus évoluent désormais à 15 contre 1, Jerôme Kaino étant le seul All Black encore valide sur le terrain. Malgré cela, les français continuent à se débarrasser du ballon au pied, et le flanker des
Blues arrête une à une les maigres tentatives d'offensive des Bleus. Le score est toujours de 0 à 0.

11h55
Jerome Kaino obtient une pénalité suite à une faute de Pascal Papé, qui finit quand même par se prendre un rouge. Des 40m en coin, Kaino expédie la balle sur le poteau droit.


12h05
Alors que le match est très très serré, à la 81ème minute du match ,
Julien Bonnaire reçoit un ballon perdu et par hasard, tente le drop !
Daniel Craig Joubert n'est pas sûr, il demande la
vidéo... ça semble très compliqué d'en avoir le cœur net. Mais le 4ème arbitre délivre les Français et accorde le drop du troisième ligne. Monsieur Joubert siffle l'arrêt de mort des All Blacks. C'est l'euphorie, les 8 Français encore vivants dans les tribunes envahissent le terrain pendant que des supporters néo-zélandais égorgent des moutons vivants dans les tribunes.

12h10
Le public néo-zélandais s'apprête désormais à sacrifier les joueurs du XV de France au milieu du terrain, avant de boire leur sang dans la coupe Webb-Ellis. C'est alors que
Dan Carter apparaît, en béquilles, un halo de lumière au dessus de la tête. Le demi d'ouverture des Blacks prend la parole « Non arrêtez... c'est pas gentil ». La foule en colère acquiesce et rentre chez elle. Les Français peuvent soulever la Coupe du Monde en paix, seuls dans un stade vide, alors que Marc Lièvremont se prépare à honorer son ultime pari en s'épilant intégralement le maillot.

Lundi 24 octobre, au siège de l'IRB
Jerome Kaino reçoit le titre de meilleur joueur du monde. Thierry Dusautoir, lui aussi nommé, n'est pas venu. On remarque qu'une mine antipersonnel et un piège à loups sont placés sous la chaise qui était censée l'accueillir. Dans les coulisses, les producteurs du remake néo-zélandais de Die Hard proposent à Kaino de reprendre le rôle de John McClane dans leur prochaine production.


Lundi 24 octobre à l'Elysée
Alors que le XV de France est fêté comme il se doit à l'Elysée, Carla Bruni décide ENFIN d'accoucher en pleine réception. C'est la panique générale. C'est alors que Jo Maso débarque « Laissez moi faire, j'ai un diplôme de sage-femme ! ». Ainsi, en ce 24 octobre 2011, le monde entier découvrit enfin à quoi servait le Manager de l'Equipe de France.

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Jeu 20 Oct - 16:07

rhoooooo en effet quelle billet!!
ca vaut le coup!!! bon c'est bien drole !!

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Jeu 20 Oct - 16:44

J'étais pliée à le lire tout à l'heure Razz Razz

Extraits préférés :

Citation :
Echauffement dans les vestiaires du stade. Les Français se défoulent en frappant des punching ball à l'effigie des journalistes du Midi Olympique et de l'Equipe.

Citation :
Weepu finit son terrible tirage de langue à 5m de Morgan Parra qui en guise d'affront, vomit son petit déjeuner : tartine de Nutella/jus d'orange.

Citation :
Christian Jeanpierre lui demande si la pelouse est toujours verte. Réponse de l'ancien pilier toulousain : « Oui, avec quelques reflets roux à l'endroit où Ali Williams a dégueulé tout à l'heure ». Merci Cali.

Citation :
Maxime Médard est sermonné par Marc Lièvremont pour avoir tenté UNE relance durant la partie. Médard lui affirme que la mi-temps venait d'être sifflée, et qu'il se rendait juste aux vestiaires avec le ballon dans les mains. « Bon, ça ira pour cette fois » lui lance le sélectionneur, indulgent.

Citation :
C'est l'heure du grand jeu concours TF1. La question du jour : « Qui a remporté la première Coupe du Monde de Rugby ? Réponse A la Nouvelle-Zélande, Réponse B le Brésil ». Réfléchissez bien, précise Christian Jeanpierre.

Citation :
Jo Maso débarque « Laissez moi faire, j'ai un diplôme de sage-femme ! ». Ainsi, en ce 24 octobre 2011, le monde entier découvrit enfin à quoi servait le Manager de l'Equipe de France.

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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Jeu 20 Oct - 17:54


Citation:
Echauffement dans les vestiaires du stade. Les Français se défoulent en frappant des punching ball à l'effigie des journalistes du Midi Olympique et de l'Equipe.

surtout roro !!!Razz


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MessageSujet: Re: [ARTICLE] La Coupe de l'Immonde    Jeu 20 Oct - 19:47

PTDR Razz

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